dimanche 10 juin 2007

Rupture(s), effets de serre et cynisme

Je parlais hier de "rupture(s)" - mon propos est plus un constat qu'un regret. Nous sommes surmenés d'informations, de choix : d'une liberté nouvelle, que rien ne nous a permis d'assumer. Soit.

Un jour, dans ma petite vie, il m'est arrivé de travailler tant (dormir 3 à 4 heures par nuit, commencer à 7 h pour finir, non stop, vers 1 h la nuit suivante - et ce pendant plusieurs semaines, week-end compris...) : qu'à la fin, mon cerveau patinait, comme des pneus de voiture sur l'asphalte. En surtension, il tournait à vide. La parole atteignait mon oreille, mais plus mon cerveau. Face à des paroles inintelligibles, je redevenais foetus, en régression fatale.

Dans un principe identique, je crois que l'école, notre éducation, nous apprend, nous transmet les informations, les enseignements censément acceptables et indispensables. Or, trop peu de place est dévolu, en proportion, à l'apprentissage de la pensée. Le cerveau est un muscle, pas un réceptacle. Et notre éducation patine à nous apprendre à apprendre.

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A noter le post de Jacques Attali - the green day, parue le 7 juin, sur les raisons du revirement américain sur le réchauffement climatique. Entre cynisme, pragmatisme et raison : pourquoi nos dirigeants n'agissent pas ainsi ?

3 commentaires:

florence Meichel a dit…

Bonjour Michel

A lire ce texte !
http://www.mcxapc.org/docs/conseilscient/morin3.htm
Comme un attracteur étrange, une résonance infinie à tes mots et tes pensées ! :-)

Michel a dit…

Merci pour ce texte - je vais le mettre en lien dans un post prochain. Il est... passionnant.

laurie a dit…

je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis. Le système d'apprentissage a des progres à faire