mardi 8 mai 2007

Contre courant



Nathalie Lenoir nous fait remarquer que cette semaine que "trois fictions françaises innovantes font leur apparition sur nos grilles cette semaine: la très attendue sitcom Off Prime sur M6, la série Reporters sur Canal+ et la mini-série fantastique Greco sur France 2."

La fiction française se renouvelle, l'innovation semble (enfin...) avoir franchi nos frontières - c'est heureux mais juste un rappel pour tempérer notre enthousiasme : lundi dernier "c’était Mimie Mathy contre la mafia roumaine, tout un programme…Un épisode suivi par 7 878 000 téléspectateurs et 30,3% de PDM…", soit bien moins que son record absolu, mais quand même... Mais plus j'y pense, plus j'y réfléchis, plus j'analyse et plus j'écoute mon intuition, ce n'est pas à la télévision qu'il faut percer, ce n'est pas à la télévision qu'il convient de travailler : c'est au cinéma.

Là, est l'innovation d'après, le futur, là est le champ des possibles.

La liberté (et sincèrement, c'est le seul intérêt...) qu'offre la télévision, c'est la durée, la dilatation du temps : raconter une histoire non plus de 2 à 9 h (la trilogie des Parrains approche cette durée), mais en un temps indéterminé, plus proche de la vie. Je prend en référence : 24 heures, Les Soprano ou
Kaamelot.

Pour deux raisons : d'abord, pour être toujours à contre-courant (c'est un principe). Ensuite, à cause de la structure même de la production française, cette césure, qui s'accroît entre les films à plus de 7 millions d'euros de budget et les autres. Cette cassure peut se révéler en définitive une fenêtre d'opportunité pour des films où l'innovation formelle et scénaristique s'épanouit avec une réelle accroche du public.

Qu'est-ce que les affaires ? Vendre plus cher que ce que cela nous a coûté. Qu'est-ce que produire ? S'assurer le couvrement du coût de production avant même la sortie en salle : c'est mutualiser le risque à des partenaires, qui en payant achètent un contenu pour des tuyaux. Or, une maîtrise des budgets allié à cette innovation va très vite s'avérer nécessaire : le bon résultat du cinéma français en terme d'entrées n'est pas nécessairement traduit dans les chiffres (non pas du coté des producteurs, mais du cote de celui des distributeurs : voire la déconvenue de Studio Canal Vidéo avec Les Bronzés 3...).

PS : en réponse à Sysiphe et à Laurie, deux trois points : d'abord, c'est sympa de me mettre la tête sous l'eau ainsi... Ensuite, j'essaie de travailler sérieusement, plus en tout cas que ce qui apparait sur ce blog... Non mais.

3 commentaires:

laurie a dit…

hé, ne te vexe pas, ce n'était pas mon intention du tout de te mettre la tête sous l'eau. C'était plutôt un petit clin d'oeil affectueux. En tout cas, désolée si je t'ai froissé et courage !

Michel a dit…

Mais, non, mais, non - c'était juste pour me plaindre !!! T'inquiète vraiment pas !

Michel a dit…

Et puis, sincérement, Sysiphe a touché juste - et il le sait... et vous avez raison...