dimanche 25 février 2007

A chacun son caractère...


... C'est le titre d'un article de L'Express Styles de cette semaine (n'ai pas réussi à le trouver sur le net - vais essayer encore). J'en reproduis le chapeau :
"Etes-vous plutôt Helvetica ou Courier, Garamont ou Futura ? Aujourd'hui chacun peut choisir sa typo, voire la dessiner lui-même, en fonction de sa personnalité et du destinataire de ses mots."
Sincèrement, le choix d'une typo est anecdotique - mais finalement, moins qu'il n'y paraît. Ainsi, j'ai appris que le Garamont est celle de l'édition (je me suis souvent posé la question - si, si, je vous assure, je me pose des questions tout le temps...). Pour leurs textes, beaucoup utilise l'Arial 12-14 ou le courier, mais plus communement, c'est le Times New Roman, qui apparaît par défaut sur Word.
Personnellement, après avoir cherché et hésité entre l'Arial et le Book Antiqua, je me suis posé sur le Verdana, taille 10, avec un interligne de 15. Ça n'a aucun intérêt, mais je suis resté longtemps insatisfait : et j'ai enfin trouvé. C'est pour moi important. Ce doit être de ces petits rien qui fixent l'attention, qui permettent d'avancer, aussi. Et vous, vous utilisez quoi ? Est-ce imporant, ou cela est purement et simplement sans intérêt ?

3 commentaires:

laurie a dit…

J'ai opté pour la futura, pas trop grande si possible, 11 ou parfois 10, interligne légèrement plus grand (11 = 11,5, 10 = 10,5) je crois.
Je l'aime car elle est simple et appartient à une famille de police dont les "o" sont ronds.
Choisir sa police me parait important car cela donne une identité à ce qu'on fait, mais réussir à voir le dessin du mot sans le lire prend beaucoup de temps.
Un très grand contemporain dans ce domaine est Rudi Meyer http://www.rudi-meyer.com/ , un homme remarquable.
Je vous soutien pour votre scénario. Savez-vous que Jean Pierre Jeunet a réalisé un film sans parole en 1981, "le bunker de la dernière rafale " ?
amicalement

Michel a dit…

Je vous remercie de votre commentaire.
Ce que vous dites sur la typo est trés vrai - je ne l'aurai pas mieux exprimer.
Pour le film de Jeunet, non, je ne le connais pas. En fait, plus que le non dialogues, je ne veux pas les dialogues explicatifs, utilitaires.

Bertrand Ploquin a dit…

POur les livres que nous publions dans le cadre de notre association, chaque détail compte. Il s'agit de créer un univers, même mince. La taille du livre, le choix du papier, le grammage, et bien entendu la police comptent.
Je rebondis également sur le commentaire de Laurie : dans un autre genre, le dessinateur Moebius a écrit une bande dessinée entièrement sans parole. Pas la moindre bulle. Ca s'appelle Sur l'étoile, et c'est pour moi ce qu'il a réalisé de plus touchant.