jeudi 14 décembre 2006

Cher Sisyphe,



Tu m’interpellais à juste titre – cf. ci-dessous, les post du vendredi 8 décembre.

Que dire pour ma défense ? Rien de particulier si ce n’est expliciter ma pensée.


La notion de temps est à mettre en parallèle avec d’autres projets personnels (dont je parlerai ultérieurement – ou pas) ayant trait avec le sentiment profond que nous vivons une période de mutation rare. Devant les bouleversements techniques et sociologiques liés aux technologies de l’information (convergence des écrans, numérique, internet…), je ressens le besoin accru de nouveautés et d’innovation dans le développement des contenus (certes) mais surtout dans la façon de générer de nouvelles idées et de nouveaux concepts. L’analyse et l’application de ce process – la recherche d’une nouvelle façon de travailler, et de proposer... m’intéresse tout autant qu’écrire.

J’aimerai t’expliquer également comment je compte résoudre le syndrome ‘du beurre de cacahuètes’ qui me guette - comment je commence (à peine) à travailler. Tout est question d’organisation.

Laurent Fabius expliquait que Matignon nécessite une « colonne vertébrale » intellectuelle solide afin de ne pas avoir à se créer sa grille de lecture au moment même de traiter les problèmes. C’est pour solidifier constamment ‘ma colonne vertébrale intellectuelle’ que je lis autant. Lire, écouter – être en éveil. Etre éclectique.

Dans mon esprit, je classifie les idées ainsi :

- les idées en vrac – articles, envies, discussion, pistes à explorer… Elles sont pour ainsi dire jetées sur le papier ;

- celles qui donnent lieu à 'mémo', où j’énonce clairement une idée, une note de lecture détaillée, un argumentaire… Cela me permet de laisser trace, et le cas échéant d’avoir une base pour proposer (exemple : Prisme) ;

- selon l’écho obtenu (en moi-même ou par rapport à autrui), les mémos peuvent donner lieu à un concept. Ce dernier est constitué d'un contexte, pitch, synopsis, présentation des personnages, résumé des épisodes… (TV) ; et/ou développement de la mécanique d'un concept (TV) ; et/ou synopsis (cinéma) ;

- enfin, la dernière étape, c’est l’écriture d’un traitement, d’un scénario…

De fait, à partir de janvier prochain, ma semaine sera découpée en 2 phases (inspiration Google) : 4 jours au développement de concepts et/ou de scénario ; 1 jour réservé à l’écriture de mes mémos.

A ce propos, cf. le post suivant :
http://affinits-eclectiques.blogspot.com/2006/09/la-naissance-dune-ide-suite.html

Voilà. Je voulais expliquer ma démarche, la rendre concrète. Je revis depuis un peu plus d’un an. J’avais besoin, d’une part, de me prouver, que ma mécanique intellectuelle existait encore, que je pouvais ; et d’autre part, j’avais besoin de matière première. Ces deux étapes franchies, je pars à la conquête du monde…
tout en sauvegardant mes oreilles...

Michel


PS : lire la chronique de Jacques Attali cette semaine dans L’Express
http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/attali/dossier.asp



2 commentaires:

Sisyphe a dit…

... Donc tu veux bien être un auteur. Donc tu as envie d'être un auteur. Entre autres choses. Si si, je t'assure, c'est aussi simple que ça...;-)

Michel a dit…

Je te prépare un mail plus explicite.
A+

Michel