jeudi 30 novembre 2006

La révolution est en marche... suite


Commentaire d'un copain sur le post précédent :

"Je vois ça un peu comme les gens qui mettent leurs romans via des sites spécialisés. C’est plus un moyen d’expression qu’un canal commercial. Ma plus grande peur est que cela habitue les gens à tout avoir gratuitement et ça, ça te flingue une industrie. Pour moi la seule porte de sortie est l’augmentation de la qualité : donner aux gens l’envie de payer. Pour infos, à cause du piratage, les 5 majors US ont perdu 321 million $ en France à cause du piratage (c’est mieux que l’euromillion)"
Analyse assez juste. A court terme.

Mais, je pense que c'est un canal qui s'ouvre et qui va assécher les autres (cinéma, voire télé). Je suis allé à la Fnac ce midi. Il présentait le "plus grand écran plasma du monde" : 261 cm de diagonale et 99.999 € en prix... L'image, même de très prés, était extraordinaire. Alors, vous me direz, que cet objet (taille et prix) le sont également - extraordinaire. Oui - mais, combien coutait les écrans plats il y a peu. C'est le même processus que pour le magnétoscope ou le DVD : aujourd'hui hors de prix, demain accessible aux plus aisés, après demain : dans nos chaumière. Le Web 2.0 (et les suivant) va dématérialiser toutes les œuvres de l'esprit. De deux choses l'une, soit le public paiera des abonnements (pour l'exclusivité – modèle Canal +), soit, ce sera la publicité hyper dédié (type Google).

Afin de capter le public, et les abonnements, ou la publicité, les grands groupes de communication vont se fondre dans les industries de la téléphonie ou d'internet. Or, si TF1 est la première chaine européenne, c'est un nain économique. Les majors du cinéma, sont des nains économiques. Le monde de la culture et de l'audiovisuel est un nain économique. Avec une technologie en phase avec l'évolution de la société, pensez-vous que les mastodontes tels que Microsoft, France Télécom ou Google, vont laisser à d'autre capter le marché publicitaire ou la nanne des abonnements, alors qu'ils peuvent créer des canaux de diffusion - ou les acheter pour mieux les formater. Bref, nous reviendrons à une stratégie à la AOL rachetant Time-Warner ou à la CGE devant Vivendi. Ces deux exemples ont eu raison trop tôt - donc ils ont eu tord. D'autre part, ils ont pensés en circuit fermé (musique Vivendi, films Vivendi, télé Vivendi, par exemple) : or le public aime papillonner et la gratuité. Ou alors, avoir la plus large exclusivité possible (encore Canal +). Pourquoi Bouyges va investir dans le nucléaire civil - et non dans TF1 ?


La convergence des écrans va permettre la convergence des talents. L’homme a besoin de connaissance et aime les histoires. C’est dans sa nature. Soyons pragmatique : l
à rentre en ligne les ‘créateurs’ – un potentiel à succès, un marché qui s’ouvre plus grand. Ce sont ceux qui seront les plus novateurs, les plus rapides, les plus ambitieux, les plus prolifiques qui survivront. (Voir tous mes posts précédents sur comment nait une idée ou ceux de début septembre).

Et les moyens offerts par ces groupes sont sans communes mesures. Leur ambition également. Leur férocité, aussi.

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