lundi 7 mai 2007

Voilà, c'est fini...


... la campagne électorale est terminée, Nicolas Sarkozy est élu - 53,06%. Je reprends donc la une de Libé de ce matin...
La vie nous ramène parfois à la réalité, à la vérité des choses - à l'important. Je me suis passionné pour cette campagne électorale, et pourtant, hier soir, je n'étais ni devant une télévision, ni à l'écoute d'une radio. J'étais avec des amis, invité à une grande tablée... C'était dans ma campagne, des moutons pas loin, des vaches et des chevaux... Les enfants jouaient à chache-cache, les adultes riaient. Mon coeur s'est serré à 20 heures... j'ai eu les résultats peu aprés, au détour d'une conversation. Mais sincérement, quelle importance ?
Cette campagne a anormalement clivé les gens. Le rejet de l'autre 'qui fatalement n'a rien compris', la répétition, parfois mot à mot des arguments à droite, à gauche, les slogans que l'homme (re)prend pour analyse. Simlifier, grossir, répéter... Simlifier, grossir, répéter... Et, çà, çà fait peur - çà, me fait peur, parce le pire n'est jamais loin, parce qu'il est finalement aisé de faire basculer une foule d'un coté ou de l'autre.
Et quoi que nous pensions, peut importe si nous sommes heureux ou dépités - la vie nous ramène à une réalité : notre vie est , et non si loin, dans la télévision. Et même si les actes et les lois auront une influence certaine sur nous tous, face au 'simplifier, grossir, répéter' : que sommes-nous ?

4 commentaires:

laurie a dit…

je ne sais pas ce que nous sommes, probablement bien peu de choses comme dit l'autre. Et je suis parfaitement d'accord avec toi sur le bourrage de crâne permanent que cette campagne a sucité, c'était tout à fait grotesque.
Tout le monde analyse ce qui se passe à la lumière de ce qui s'est déjà passé, espérant par là tenter de prévoir ce qui se passsera si untel ou untel prend le pouvoir. Evidemment qu'il est important d'essayer d'y voir clair, mais je suis certaine que tout ce remue ménage amplifie nettement la tendance... Vous l'avez compris, j'ai horreur des mouvements de foule, des opérations de groupe en force, ou des slogans chocs qui déforment la réalité ; non, moi je suis plutôt du genre discrète qui s'infiltre pour gangrener lentement mais sûrement les choses, c'est vicieux, mais plus subtil, héhé.

Michel a dit…

hé, hé, tout pareil...

Bertrand Ploquin a dit…

Sortir affronter le monde de face, c'est pas mal non plus, quitte à recevoir des postillons.
La vraie vie, c'est "aussi" ça. Rester planqués en attendant que ça passe, je n'y crois pas des masses.
Tiens ! Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec vous. De quoi avez-vous peur ? Il faut connaître la mauvaise foi, comprendre qu'on la pratique aussi, chacun de nous, et au final s'en amuser pour que l'autre s'en amuse avec vous. Pareil avec le débat, le désaccord, l'engueulade, et pareil avec toutes les joies du quotidien, les grandes, les énormes, les déflagrantes, les petites. "Derrière chaque nuage brille un soleil, mais je ne vois jamais le soleil quand je reste sous ma table."

Michel a dit…

Finalement, nous sommes assez d'accord, en tout cas plus qu'il n'apparait. Mon post n'est pas un replis sur soi, mais de voir les choses comme elles sont, d'être lucide par rapport à nous-mêmes.