jeudi 17 mai 2007

Découplage

Je vis des moments étranges, une séparation du corps et de l'esprit, une altération de leur unicité.

De leur unité. Mes pas, seulement mes pas, me tenir bien droit, tout cela me demande une concentration exacerbée. Je suis lucide, concentré sur l'impact présent de mon corps, pour ne pas tomber, de ma chaise, du bureau auquel je m'accroche, presque avec passion, sur le trottoir, je fixe un point, mon esprit commande à mes jambes, à mon bassin, pour marcher, invisible aux autres, sans altération. Mes pensées ne peuvent divaguer, je ne peux penser à autre chose qu’à marcher, sinon, je titube. Mon regard se fixe, un pas après l’autre, sur les méandres, des piétons, de nous tous, comme si j'avais bu, alors, que bon, je reste sobre.

Lundi fut assez terrible, mardi, mercredi : aujourd’hui, repos, ça va mieux.

2 commentaires:

florence Meichel a dit…

Bonjour

Le corps reprend ses droits quand on l'oublie...il nous rappelle la relativité du reste !

Très bonne journée à vous !

Anonyme a dit…

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