jeudi 8 mars 2007

Un problème d’ordre logistique


J’ai un problème conceptuel, qui m’empêche d’avancer et de concrétiser, d’écrire. Pour vous l'expliquer, je vais prendre un exemple.

Dans Miami Vice (j’adore Michael Mann), Sonny et Rico sont convoyés vers l’Archange, Jesùs Montoya. Dans le 4x4 noir, Sonny montre à Rico son portable : pas de réseau. Dialogue, extrait (+/-) :
- Pas de réseau – ils brouillent les portables.
- Comme la CIA à Bagdad.
- Nos dealers ont de gros moyens.

Une réflexion : pourquoi cet échange ? En effet, ils sont accompagnés par deux gardes du corps, à l’avant – eux, à l’arrière. Or, les mots « nos dealers » peuvent laisser transparaître une certaine duplicité. Mais, pour expliquer le contexte, il faut ce type de dialogue utilitaire, qui vise plus à l’information du spectateur qu’à celle des protagonistes. Mais ce n’est pas idéal – si c’est utile pour nous, cela ne se passe pas ainsi -, je pense qu’en opération d’infiltration, moins tu en dis, mieux c’est – même à ton compagnon.
Et si ça se passe pas ainsi, si cette petite anicroche existe, alors, pour moi, en tant que spectateur, ça m’ennuie. Je n’aime pas, n’adhère plus - retourne dans la salle. D’un autre coté, ils sont utiles, voire nécessaires. Je ne sais pas – et ça me bride.

6 commentaires:

laurie a dit…

Il est parfois bien que les choses ne soient pas complètement manichéennes. Mais tout dépend du style que tu veux donner à ton film. Si tu n'aime pas ce genre de situation, je ne vois pas pourquoi tu devrais en écrire.
Je crois cependant que tout se défini durant la construction des personnages... S'ils sont précis, les mots qu'ils utilisent deviennent plus évidents.

Michel a dit…

Pour la définition des personnages - sans doute as-tu raison. Mais comme je veux peu de dialogue - je veux en faire des taiseux. Alors, c'est une contrainte en plus. C'est aussi une question de construction du récit - Et je répugne aussi aux scénes utilitaires...
Ou alors, en discutant ici, voilà ce que je me dis : j'écris, et me poserai des questions aprés. Mais bon, comme on ne se refait pas... Psffffffffffffffffff

Anonyme a dit…

Et si tu te posais trop que questions, tout simplement...
1ère vision au cinéma : film super!!!
2ème vision en dvd (plus de recul, moins plongé dans le film)tu accroches sur des détails et perd l'idéal du film : une histoire, la magie de l'instant.
Quand on va voir Star Wars on ne recherche pas l'absolue vérité, le moindre aspect "improbable" alors pourquoi chercher absolument le 100% réel : un film c'est aussi une histoire.
Parfois il faut choisir entre la dramaturgie et le réel : or un film reste un film (cf.post sur Romanze Criminal), non?
IS

laurie a dit…

J'ai envie de te dire : laisse-toi aller !
Il sera toujours temps de changer des choses plus tard

Bertrand a dit…

Une méthode serait : si tu doutes, alors sois sûr que ce n'est pas bon.
Une autre est de laisser passer, d'y revenir plus tard. De prendre un peu de recul pour trouver le moyen de dénouer le noeud. Moi, perso, je réflechis pas mal sous la douche. Combien de situations s'y sont éclaircies... Quel est ton truc à toi pour sortir de ces apories ?

Michel a dit…

Je renonce - et j'en ai marre de renoncer. Ou alors, je mets 10 ans. Mais, ça revient au même.