jeudi 22 février 2007

Moi, scénariste


Journées trés chargées, beaucoup de travail - de la tension, des soucis personnels... bref, à part mes lectures - un formidale roman (Une Exécution ordinaire de Marc Dugain - faut que je vous en parle), et un trés bel essai - pas grand chose de positif. Et pourtant, j'aimerai vous citer les (presques) dernières phrases de Continuer l'Histoire d'Hubert Védrine :

" Dans son intérêt comme dans celui de l'Europe, la France doit sortir d'une interminable interrogation sur elle-même, de ce ressassement masochiste où elle se morfond. Pour qu'elle se ressaisisse, elle doit regarder en face son histoire - toute son histoire -, mais aussi ses atouts présents et futurs. Elle n'y arrivera que si, considérant le monde tel qu'il va être, elle juge possible d'y occuper une place attractive et d'y jouer un rôle conforme à ses attentes et qu'elle agit jour aprés jour en conséquence. La nostalgie perdra alors de ses charmes et les chimères de leur éclat. Le passé éclairera sans culpabiliser. Nous nous projetterons à nouveau dans l'avenir."

C'est mon état d'esprit, ce soir. Ces mots résonnent en moi, chacuns d'eux.

J'ai un sujet de roman présent, devant mes yeux, presque constament comme une montagne intime que je ne me résouds à gravir. La peur. Je suis lâche, je sais. Mais aujourd'hui je n'attends plus, n'espère plus : j'ai décidé d'écire, seul, plus par obligation que par véritable choix, mon deuxième scénario. L'autre doit encore murir en moi, lentement.

2 commentaires:

Philippe de Largilliere a dit…

Je vous ai mis en favori, j'aime bien ce genre de blog/diary !
Philippe

Michel a dit…

Je vous remercie de votre commentaire - Il y a une petite dizaine de personnes différentes (en dehors de ma femme, de mes enfants, parents, amis...) qui vienne sur mon blog. C'est peu ; c'est aussi étrange, et concrétement inespéré.
Merci pour votre commentaire - cela m'a surtout permis d'aller sur votre site. Et de m'ouvrir un peu. J'irais plus sur lui ce week-end...