mardi 4 septembre 2007

Mazarin, Le Maître du Jeu



Je lis actuellement la biographie du Cardinal Mazarin, Le Maître du Jeu, de Simone Bertière.

Elle est for-mi-dable ! Dense, mais simple, pédagogue et enlevée, c'est une perpétuelle invitation à aller plus loin, à entrer par milles détours, dans les vies de Richelieu, de Louis XIII, d'Anne d'Autriche, de Condé, de Louis XIV ou du Cardinal de Retz. Mais aussi, à mieux comprendre la Cour, la Fronde ou la Régence.

L'auteure nous fait revivre avec maestria cette période si trouble, si dense, où les sentiments, la politique, les retournements d'alliance, la guerre, les émeutes... sont autant de décors à l'ambition, à des personnages plus grands que nature, comme seule la vie donne à percevoir, à approcher.

Elisabeth I était une mini-série anglaise fabuleuse - à quand une oeuvre identique sur notre Histoire, sur la Régence d'Anne-d'Autriche ?

3 commentaires:

laurie thin** a dit…

intriguant Mazarin... Je n'ai jamais lu ce genre d'ouvrages, je m'y mettrais peut être un jour. En ce moment je lis "l'amour dure 3 ans", le dernier Beigbeder, c'est moins intellectuel

Michel a dit…

D'abord, ce n'est pas du tout intellectuel ! Non mais !!! Ensuite, il n'était pas du tout intriguant - en fait, la période où il vécut (dernières années de Louis XIII aux premières de Louis XIV, en passant par la Régence d'Anne d'Autriche et la Fronde) était extremment troublée. En fait, cette Histoire est emplie de bruits, de fureurs, de sexes, de sang, de trahisons, de politique, de la mutation d'un autre ancien en un ordre nouveau... Non, vraiment, à tout prendre, peut-être est-ce moins intellectuel que Beigbeder. Et puis, ensuite, l'amour ne dure pas 3 ans. La passion sans doute, mais l'amour ça dure un peu plus longtemps. Enfin, je crois.

carnavon a dit…

bonjour

je viens d'assister cet après midi (dimanche 25 mai 2008)à une conférence de madame Bertière au château de Châteaudun (Eure et loir) et j'avoue avoir été enthousiate sur la vie exceptionnelle de ce grand serviteur de l'Etat et accesoirement de sa propre bourse.
Si l'on est tenté de villipender le Machiavel que l'on a cru déceler derrière ce grand homme, peut être aura t-on l'honnêteté de lui rendre grâce des innombrables services rendus à la France.