lundi 19 novembre 2007

Eloge de l'oubli

J'ai bientôt 35 ans, je bascule sur l'autre versant de ma vie. Et je fais l'éloge de l'oubli, de cette capacité à ne plus penser aux souffrances, à cicatriser malgré tout, malgré nous, inconsciemment, à oublier parfois jusqu'à ce que nous étions, les voyages, les prisons, les humiliations, les déceptions, des autres et de soi. Les parcours même dans le temps s'oublient. La vie reprend source dans notre coeur. Un jour nous nous éveillons, l'air est différent, un peu, pas de beaucoup, mais suffisamment pour continuer à mettre un pas, un simple petit pas devant soi. Parce que, parce que bon. Il n'y a pas de raison, juste une capacité à l'oubli intrinséque à l'humain. C'est aussi l'ingratitude, mais comment vivre sinon ? Nous ne le pouvons plus, nous ne le pouvons pas. Alors, nous oublions. Et c'est bien. Même si nous voulons attraper, emprisonnner nos souvenirs, pour s'espérer différent.

mardi 13 novembre 2007

The Ultimate Guy... What Else ?


Nespresso commercial 2008
Vidéo envoyée par yom_

dimanche 11 novembre 2007

Les promesses de l'ombre, de David Cronenberg

Les Promesses de l'ombre de David Cronenberg est un beau film, unanimement salué par la critique... Et pourtant, il y a un je-ne-sais-quoi, qui manque, qui me manque pour aimer inconditionnellement. Les acteurs ? Indispensables. Tous. Le scénario ? Construit, solide, les choses coulent de source, tout naturellement, incidemment. La lumière ? Non, la forme colle au fond. La mise en scène ? Sans esbroufes, calme malgré la violence, sobre, presque en retrait, elle porte, l'air de rien, le film vers des hauteurs. Et pourtant, pas assez. La fin en happy end ? Même pas. A partir d'une certaine qualité, je pense que nous, spectateur, nous pouvons tout accepter, tout supporter - le syndrome, Star Wars, " Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine…" Et je ne comprends pas - sincérement. A moins que finalement, ce ne soit le personnages de Viggo Mortensen ne me soit apparu comme transparent, limpide ; et la fin, entendue, à peine le film entamé. D'où un sentiment inexorable d'un chemin qu'on parcours sans peine...