vendredi 17 août 2007

Le roman saisi par les séries télé

Une évidence - j'aime les évidences : "mais bon sang, mais c'est bien sûr ! Pourquoi n'y ai-je pas penser avant ?"

Comme par exemple, cet article du Nouvel Obs de cette semaine, Le roman saisi par les séries télé - extrait du premier paragraphe :

"L'heure n'est plus à l'orthodoxie, elle est au remixage sauvage. D'évidence, la fatwa pesant sur le mélange des genres ne fait pas recette chez les générations grandies en prise directe avec les écrans (console de jeux, télé câblée, ordinateur ouvert sur la Toile, téléphone mobile). Pour s'en être scandalisés, les gardiens du dogme (d'Alain Finkielkraut à Richard Millet) ont aussitôt voué à la déculturation la vague montante, coupable de préférer «The Shield» à «l'Esprit des lois» ou une partie de «Résident Evil 4» aux six versions de «l'Annonce faite à Marie». En quoi, leur «Tout ce qui dévoile nos rides est à bannir» aura rapproché nos Cassandre des Homais et des Verdurin qui pestèrent contre les novateurs de leur époque."

Voilà le chemin, voilà la vie : voilà la foi : "Voilà pourquoi les nouveaux fabulistes, qui passent par l'imprimerie, doivent beaucoup à leurs aînés imagiers. Avec une audace inouïe, ceux-là ont tout détabouisé et tout repolitisé."

Just do-it, camarade. Just do-it.

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envoyé par SeriesBlog

Dans le contexte ci-dessus, je voudrais vous enjoindre à la lecture de la troisième partie du Matin des Magiciens (1960) de Louis Pauwels et de Jacques Bergier. Je cite (p.69 de l'édition Folio) :

"L'idée d'une mutation prochaine de l'humanité, sur ce plan, ne relève pas du rêve occultiste. (...) Sans doute des mutans existent déjà parmis nous, ou, en tous cas, des hommes qui ont déjà fait quelques pas sur la route que nous prendrons tous quelques jours."

Etonnant, n'est-il pas ?

jeudi 16 août 2007

Connection

Je me suis reconnecté depuis quelques jours – je ne sais pas : pas vraiment l’envie d’écrire, rien, mais la volonté de prolonger les vacances, la vacance, ma propre vacuité, et m’inscrire en creux dans mon propre non man’s land… Ne rien faire et lire – continuer à ne rien faire.

Que pensez-vous de cette phrase : « Ce qui est important peut se trouver
n'importe où... Alors je lis tout. » de Jacques Bergier. Ou encore : « Je crois que l'esprit, à un haut degré d'imaginaire, ébranle et décroche des fragments de réalité situés dans le futur. » N'est-ce pas là, la vie de l'artiste ? « Aujourd'hui la communication avec l'infini est coupée. Il serait urgent de rétablir la ligne. »

J’aime bien aussi celles-ci – affichées dans son bureau : « Du calme et de l'orthographe (emprunt aux Pieds Nickelés). » ou « Il n'est pas indispensable d'être fou pour travailler ici, mais ça aide. »

Je vous laisse à ces méditations– et, si vous ne le savez pas déjà, également rechercher sur Google qui était Jacques Bergier. Moi, je retourne me coucher. Ou bien travailler, je ne sais pas très bien…